Quels documents pour un appel d’offres bâtiment ? Le guide pratique du DCE
Comprendre la hiérarchie contractuelle, intégrer les exigences RSE et valoriser votre mémoire technique. Répondre à un marché public...
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Entre la hausse continue des matériaux, l’évolution du coût des transports et l’inflation de la main-d’œuvre, la variation des prix est devenue un point central de la gestion d’un chantier. Pourtant, dès qu’il s’agit d’appliquer concrètement une clause contractuelle, les difficultés s’accumulent : quel index BT retenir ? Quel mois sert d’origine ? Comment gérer le décalage de publication de l’INSEE et éviter de bloquer la validation du Décompte Général Définitif (DGD) ?
Pour les architectes, Maîtres d’œuvre, Maitre d’ouvrage, assistants administratifs et secrétaires techniques, maîtriser ces calculs ne réclame pas d’être statisticien. C’est avant tout une méthode de contrôle rigoureuse. Décryptage des points clés pour facturer et vérifier vos situations en toute sécurité.
Une confusion fréquente persiste sur les chantiers entre l’actualisation et la révision. Bien qu’elles ajustent toutes deux le montant financier des travaux, elles n’interviennent pas au même moment.
L’actualisation : un réajustement unique avant le démarrage
L’actualisation protège l’entreprise contre l’érosion des prix constatée entre la remise de son offre et le lancement effectif des travaux.
La révision : une correction continue sur chaque situation mensuelle
La révision s’applique tout au long de la réalisation du chantier pour suivre au plus près les variations économiques réelles du secteur.
La formulation d’une clause contractuelle de révision ressemble souvent à ceci :
Derrière cette écriture mathématique se cache une simple règle de trois :
Le choix de l’indice : attention aux incohérences
Dans le bâtiment, chaque corps d’état possède son propre index BT (par exemple le BT01 pour le gros œuvre et tous corps d’état, le BT07 pour les charpentes métalliques, ou le BT28 pour la plomberie). Retenir un indice généraliste à la place d’un indice spécialisé fausse l’équilibre économique du contrat et expose à un rejet lors du visa du payeur public ou de la maîtrise d’ouvrage.
L’INSEE publie généralement les index nationaux du bâtiment (index BT) et des travaux publics (index TP) avec deux à trois mois de décalage.
Lorsqu’une situation de travaux est établie en mai, l’indice du mois de mai n’est pas disponible. Pour ne pas paralyser la trésorerie des entreprises, la procédure s’organise en deux temps :
Le cadre juridique dicte les obligations des parties :
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