Quels documents pour un appel d’offres bâtiment : CCAG, Mémoire technique…
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Dans un marché public, le prix fixé au contrat peut évoluer pour tenir compte de la durée d’exécution ou des conditions économiques : il est alors soit actualisé, soit révisé. Ces deux mécanismes ne se confondent pas et ne s’appliquent pas de la même façon. CDF Formations, organisme de formation pour les Architectes et les acteurs du BTP, fait le point sur les règles, les formules de calcul et la rédaction d’une clause de variation de prix conforme au Code de la commande publique.
Un prix définitif de marché public peut être ferme ou révisable (article R. 2112-8 du Code de la commande publique). C’est au maître d’ouvrage de choisir, dès la préparation du marché, dans quelle catégorie se situe le contrat.
Un accord-cadre ou un marché n’est conclu à prix révisable que si les parties sont exposées à des aléas majeurs liés à l’évolution raisonnablement prévisible des conditions économiques (article R. 2112-13 du Code de la commande publique). Dans le cas contraire, un prix ferme suffit.
Le cadre applicable résulte des articles R. 2112-8, R. 2112-13 et R. 2112-14 du Code de la commande publique, issus du décret n° 2018-1225 du 24 décembre 2018 et en vigueur depuis le 1er avril 2019. L’article R. 2112-14 impose en particulier une clause de révision de prix pour tout marché d’une durée supérieure à trois mois nécessitant une part importante de fournitures dont le prix est directement affecté par les fluctuations des cours mondiaux — notamment les matières premières de construction.
Pour les marchés de travaux, le CCAG-Travaux 2021 (article 9.4) précise que les prix sont réputés fermes sauf disposition contraire prévoyant une formule de révision ; lorsqu’ils sont fermes, ils sont actualisés selon la réglementation en vigueur à la date de remise de l’offre.
Face à la hausse récurrente des prix des matières premières, la circulaire du Premier ministre n° 6529/SG du 24 avril 2026 (qui abroge celle de septembre 2022) est venue rappeler aux acheteurs publics les leviers mobilisables : recours obligatoire aux prix révisables pour les marchés de travaux, d’énergies ou de denrées, renégociation dans le respect du Code de la commande publique, ou théorie de l’imprévision en cas de bouleversement économique imprévisible. Pour aller plus loin, la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) de Bercy publie et met à jour régulièrement ses fiches techniques sur la commande publique.
La clause de variation de prix figure dans les documents particuliers du marché, notamment le CCAP, qui en fixe les modalités de calcul et la périodicité. Deux logiques sont possibles :
Deux points techniques à anticiper dans la rédaction :
Pour l’actualisation, la formule de référence est :
P = P₀ × (Im₍₋₃mois₎ / I₀)
où P₀ est le prix initial HT, Im₍₋₃mois₎ la valeur de l’indice trois mois avant le début des travaux, et I₀ la valeur de l’indice au mois d’établissement du prix. Le coefficient obtenu est, sauf dérogation contractuelle, arrondi au millième supérieur.
Pour l’architecte agissant comme maître d’œuvre, ce mécanisme de révision s’applique aussi à ses propres honoraires, via l’index ING prévu par le CCAG-MOE.
Pour la révision, le principe est similaire mais appliqué à chaque échéance de paiement (chaque situation mensuelle dans un marché de travaux), avec un coefficient calculé par le titulaire, vérifié par le maître d’œuvre, puis transmis au maître d’ouvrage pour intégration au paiement.
Cette révision impacte directement le Décompte Général Définitif (DGD) : les sommes dues au titre de la révision définitive sont calculées en déduisant celles déjà versées au titre de la révision provisoire, avec régularisation lors de l’établissement du décompte final.
CDF Formations propose une formation d’un jour dédiée à la révision et l’actualisation des prix, traitant conjointement marchés publics et privés, avec calculs appliqués sur cas concrets (Excel). Formation labellisée par la Branche Architecture.
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